27/09/2007

re-création gourmande

Je traduisais aujourd'hui un article sur des grands restaurants.
Après maintes descriptions de salles-à-manger, menus créatifs et initiatives gastronomiques
farfelues en tout genre, je suis tombée sur ce segment de phrase :
[(...) the chefs (chosen by a panel of culinary experts) (...) ] (en anglais dans le texte ! ).
Or, vu le sujet et mon appétit grandissant, un seul mot m'est alors venu à l'esprit pour traduire "panel".
Ça donne ça :
[(...) ces chefs (sélectionnés par une brochette d’experts en matière culinaire) (...)]

À ce stade, on peut se demander si le traducteur est précis, pointilleux,
un rien plaisantin ou gourmand.
Voilà donc une autre anecdote pour vous aider à faire votre choix.

Lors d'une occasion antérieure, je planchais sur la traduction d'une newsletter dans le domaine
d'Internet et des NTIC de l'espagnol vers le français et le texte de départ donnait cette définition des cookies :

["Las galletitas, esos trozos de texto que el navegador recoge y almacena cuando el usuario visita una página web (...)"]
.
Je dois avouer que c'est encore une fois avec le ventre plus gros que les yeux que je proposais une version dont je ne devais pas démordre :
["Les "petits biscuits", ces morceaux de texte que le navigateur grignote ça et là et stocke lorsque l'utilisateur visite une page Web (...)"]

Bon d'accord, vous allez me dire qu'il n'y a pas de quoi en faire tout un plat...

Sauf que c'est l'heure du goûter et que je l'ai bien mérité !

26/09/2007

Maria Molin'heure...

Todo lingüista y en mayor medida los hispanohablantes se alegran hoy de la salida de la nueva actualización del Diccionario de uso de la lengua española Maria Moliner.

Gracias por esos útiles servicios y favores a la hora de resolver nuestras dudillas de castellano... Me parece una obra muy interesante y nada estancada, fruto de un trabajo increíble. Y me gusta el planteamiento. Está bien que haya diccionarios que recojan la etimología y la historia de la lengua y que otros no sean meros cementerios de palabras en desuso.

Entre las novedades, destacan (fuente EFE):
"Voces tan actuales como blog, chat, inalámbrico, SMS, burka, pilates o flipante, y expresiones como violencia de género o salir del armario, figuran entre las novedades de la tercera edición del Diccionario de uso del español, de María Moliner, que se ha presentado hoy en Madrid", lo cual me parece menos restrictivo que el título de hoy de ABC: "El María Moliner "sale del armario" y "flipa" con los "blogs" y el "chill out".

Y yo que aún no lo tenía...
Ya va siendo... hooooooooooora!

11/09/2007

Des agences de traduction qui jouent les ment’heures sur les volumes

Rentrons donc dans un vif du sujet, à savoir les problèmes divers liés au volume des commandes. D’ailleurs, on m'a demandé conseil à ce sujet cette semaine.

Vous savez que les traducteurs sont payés au mot (éventuellement à la page et beaucoup moins fréquemment à l’heure). Or, cette unité de valeur est aussi une unité de mesure… Quand je me lève le matin, et bien que je sois traduct’heure, je raisonne en nombre de mots - et non d'heures - « à faire », ce qui, selon la difficulté du document, la fatigue et l’hum’heure du jour, les tâches annexes et connexes, peut varier du tout au… beaucoup moins que prévu.

Lorsqu’on reçoit une commande, le client nous en indique le volume (en mots), ce qui nous permet de faire le devis (coût et délai de livraison) et d’organiser le travail. Certains programmes sont munis d’un outil qui calcule automatiquement le nombre de mots d'un document. D’autres pas… Dans ce cas, on base la commande sur un volume approximatif, mais l’approximatif se fait parfois abusif. Et c’est là qu’entrent en jeu les commandes-piège et les agences, volontairement ou non, ment’heures. Je me dis souvent qu’elles oublient de passer un spray volumat’heure sur le nombre de mots qu'elles indiquent lors la commande.

Ces jours-ci, donc, je travaille sur un fichier pdf et voilà qu'encore une fois, je suspecte l'agence de m'avoir annoncé un volume bien inférieur au volume réel final (que je calculerai grâce à mon outil dans Word). Vous me direz : « et tu ne pouvais pas t’en rendre compte avant ? », ce à quoi je réponds que c’est à l’agence de préparer les termes de la commande et que si je devais vérifier à chaque fois, je serais complètement méfiante et clientophobe…

Même si, dans ce genre de cas, le client paye au traducteur les mots « finaux » et, par suite, tous les mots traduits , je trouve que ça nuit beaucoup à l’organisation et la qualité du travail et oblige souvent à mettre les bouchées (ou mots !) doubles à un moment donné pour finir à temps.

Ces mots supplémentaires sont sans doute plus reconnus, admis et rémunérat’heures que les heures supplémentaires dans un travail salarié, mais ils sont complètement, puisque c'est d'actualité, imposables (et imposés), subliminaux (mais en rien sublimes)...


Quelle chipot'heure cette traduct'heure…

Une rentrée peut en cacher une autre…

On parle beaucoup en France ces jours-ci de cette rentrée qui n’en finit pas depuis la fin août (du fait des différents calendriers scolaires).

J’ai l’impression, de mon côté, que les clients non plus n’en finissent pas de rentrer.

Il y a toujours chevauchement de commandes entre retour de vacances des uns et des autres (et les miennes puisque depuis deux étés, je m’accorde une pause estivale obligatoire, d’autant qu’il est parfois difficile de faire comprendre aux clients que l’on prend les vacances à n'importe quelle période de l’année) mais, à nouveau depuis quelques jours, des accès de panique face à ce retour à la normale. Et voilà qu'on n’en finit pas de rentrer…

  • dans sa tête (ou de se mettre dans la tête, et ça reste familier) que les vacances sont bel et bien finies
  • dans sa coquille de travailleur solitaire (ce qui est assez déconcertant après des vacances communautaires)
  • la tête dans les épaules (parce qu’on se tient souvent mal toutes ces longues heures devant l’ordinat’heure)
  • bredouille lorsqu’un projet est assigné à un collègue (c’est que nous sommes bien plus nombreux à notre poste qu’en août !)
  • dans le vif du sujet des différents dossiers (au moins, on ne s’ennuie pas)
  • sous terre quand de nouvelles demandes de devis et coups de fil se présentent (situation d’overbooking en bon français)

Sans compter que l’on peut aussi faire rentrer des sous dans la caisse pour rentrer dans ses comptes.
Il faut bien que tant de travail soit rémunérat’heure !

La rentrée est morte, vive la rentrée !

Lab’heure

C’est moins parce que le terme est synonyme de travail que parce que cette activité est dynamique et faite tous les jours d'expériences, que j’ai ressenti le besoin et ai voulu faire de cette rubrique un laboratoire du traduct’heur ou un espace de réflexion sur son métier…