20/08/2007

Limoge-ons la traduction automatique !

Au manuel des aberrations, citons la traduction automatique, un sujet sur lequel on pourrait faire pianoter beaucoup de doigts...

En attendant, pour la petite histoire et en guise de prologue, une anecdote racontée à l’occasion d’un cours de traduction...

« Il était une fois un fabricant qui délocalisait et exportait sa production de pièces métalliques. Les mentions figurant sur les emballages devaient être traduites dans les langues des pays destinataires du produit en question.

Notre fabricant eut, sans nul doute, recours à la traduction automatique car c’est ainsi que furent distribués en Espagne des produits sur lesquels figurait la mention suivante :

Hecho en porcelana* »


*littéralement "Fait en porcelaine", traduction de la mention Made in China proposée par le programme automatique

Mais quelle horr-heure !

Créat’heures et sabot’heures

Cette rubrique porte sur des créations ou aberrations linguistiques ayant retenu mon attention. Elles sont essentiellement issues de travaux de traduction, vous l’aurez compris, mais j’ai choisi de ne pas restreindre la réflexion à ce seul domaine, la traduction s’inscrivant dans une démarche de communication au sens large tout autant que de création/réécriture. Le marketing, la publicité, le discours journalistique livrent également leur lot de petits trésors ou de vilains défauts sur lesquels se pencher, pourvu qu’ils touchent à notre bonne vieille langue française...

08/08/2007

Vacances hautes en cool-heures

Des verts basilic, des blancs mozzarella
et des rouges tomate qui apâtent...


Des ballades sur fond de façades aux coul-heures
terre de Sienne et ocres, de fresques, d'arènes romaines,
de villages et villas (sans doute, de barons) perchés,
de villes à la mode de chez eux, de sommets sur vallées,
de duomos et peintres généreux, de vers al dante, de lacs majeurs
ou tout côme...


De quoi en perdre son latin...
Sauf qu'on achète des bouquins, qu'on traduit pour les non-initiés
et qu'au
Grand Paradis, on voit des Larousse partout...

Que du bon-heure !

03/08/2007

-teur et -trice

Bonjour lecteurs et lectrices,

Le duo grammatical en question semble bel et bien à l'ordre du blog.
Mais pourquoi tant d'acharnement ?

Bien sûr, je n'ai choisi de faire ni secrétaire ni infirmière...

Et puis, il y a cette anecdote qui remonte à l'école primaire et que je n'ai jamais oubliée.
Nous étions interrogés sur l'accord féminin des mots masculins en -teur. Il nous fallut d'abord réciter consciencieusement une série de paires, non sans pièges bien sûr. A cette occasion, des mentrices au nez qui s'allongeait faisaient leur entrée dans la classe tandis que des aviateuses en planeur nous frôlaient. Puis la maîtresse demanda à certains de donner d'autres exemples. Or, un petit François qui n'avait pas la langue dans sa poche (je le salue au passage) n'en donna pas d'autre que celui-ci :

un béa-teur/une béa-trice


De quoi laisser la maîtresse complètement... béate !

02/08/2007

Lectures

Ami(e)s lect'heures,

Fermer les volets pour s'accorder un peu de répit et de fraîcheur. Voilà qu'entre la concrétisation de ce blog et des commandes que j'ai voulues moins nombreuses, je dévore quelques bouquins... Les ballades de cet été m'emmènent entre la France et l'Italie et mes lectures aussi (Stefano Benni, Huysmans).

Ce qui m'amène à vous recommander, puisque c'est fort à-propos, quelques lectures sur le thème de la traduction :

A bon entend'heure...

Bienvenue - Bienvenida

Chers et chères lect’heures,

Prendre le temps, entre deux documents ou paragraphes, de réfléchir à une activité qui me prend suffisamment de temps pour que je la considère plus que comme un simple travail… Sur le fond, parce qu’il n’est pas question de prendre ça à la légère, parce qu’il faut bien se creuser la cervelle dans cette occupation remue-méninges. Sur la forme, parce qu’ici se côtoient information, transformation, déformation à des fins de reformation, formation tout court, et parce que le traducteur doit bien veiller à la garder, cette forme…

Ainsi, j’espère vous faire découvrir davantage ce que peut représenter ce métier-à-vivre de même que les « jeux de mots, jeux de vilains » ou autres raisonnements linguistiques qui nous rendent si peu raisonnables. Et pour ceux qui s’attèlent également à la tâche, l’idée est de partager avec vous expériences, réflexions et rages traductologiques comme je me plais à les appeler, même si, curieusement, elles ne brillent pas toujours par leur logique.

Bienvenue donc à bord de ce carnet et bonne lecture...
Vous y êtes tout autant invité(e)s à jouer les lecteurs commentat’heures, descript'heures, détract'heures et ce, au gré de vos hum'heures, pardi !

***

Estimados-y-as lect’horas,

Otorgarse, entre dos documentos o párrafos, ratos de reflexión sobre una actividad a la que dedico ya bastante tiempo como para considerarla como un mero trabajo… Sobre el fondo, ya que uno no puede tomárselo a la ligera y porque esta actividad rompe-cabezas no es nada superficial. Sobre la forma, porque conviven aquí información, transformación, deformación con vistas a reformar, formación a secas y porque dicha forma, el traductor debe tener cuidado en mantenerla…

Espero que os permita descubrir un poco más lo que puede ser esta actividad así como los juegos de palabra u otros razonamientos lingüísticos que tantas veces hacen que seamos tan poco razonables. Y para los del gremio, la idea es intercambiar con vosotros experiencias, reflexiones e iras traductológicas como me gusta llamarlas, aunque bien sabemos que muchas veces de lógicas tienen poco.

Daros la bienvenida pues a este cuaderno, queridos lect’horas.
Por supuesto, estáis invitados-y-as a hacer de lect’horas anotad’horas, descript'horas, detract'horas y ello, según vuestros hum’horas. ¡Faltaría más!